La semaine commence très fort. Je pensais avoir tout vu avec l'annonce d'Albanel concernant la mise en place d'une liste blanche pour les accès internet publics, mais ce n'était finalement que la partie visible de l'iceberg de la connerie vers lequel se dirige à grande vitesse l'Internet français.
Le site PcImpact a en effet trouvé une petite merveille dans les échanges qui ont eu lieu au cours des auditions de la Commission des Lois concernant HADOPI. Puisque l'internaute sera considéré comme coupable par défaut, certains députés ont eu la bonne idée de prévoir que celui-ci puisse installer un logiciel labélisé "Hadopi", qui lui permettra de prouver le cas échéant que les accusation portées contre lui sont fausses. Et ce n'est pas le plus fort, car non content d'obliger les gens à installer un flic numérique sur leurs ordinateurs, le rapporteur du projet a précisé que ceux-ci seraient bien entendu payants et.... que l'interopérabilité ne serait pas obligatoire!
Le Captain vous résume rapidement le projet de loi Création et Internet :
Commençons par Facebook qui hébergerait plus de dix milliards de photos. Si ces chiffres sont exacts, cela signifie que le réseau social généraliste est passé devant les géants du secteur comme Photobucket et Flickr. Un argument de plus pour les oiseaux de mauvaise augure qui comme moi, pensent que Facebook est en surrégime et que le mur se rapproche à la vitesse de la lumière.
Google Image prend un coup de jeune grâce à de nouvelles options de recherche plus intuitives. Au même moment on apprend qu'une seule recherche Google mobiliserait pas moins de 1000 serveurs. C'est pas mal, mais moins que voyages-snc-f.com qui selon ma théorie est hébergé sur un cluster de 10 millions de minitels revendus à la tonne par les PTT.
Enfin, après avoir séverement brisé les couilles de la marine britannique et de l'armée de l'air Francaise, le virus Confiker commence à muter. Si un lecteur bosse dans une centrale nucléaire, j'aimerais qu'il me confirme que celle-ci ne tourne pas sous Millenium.
Tout est dit ou presque, vous pouvez (enfin) retourner perdre votre temps ailleurs.