Sept jours d’absence et c’est l’orgie romaine sur ma page Netvibes. Si j’avais voulu choisir à dessein la semaine la plus chargée de l’année pour me prendre une pause, je ne serais probablement pas tombé mieux. En conséquence, le Captain ne va pas vous balancer un résumé de la semaine précédente car il y en aurait pour 24 heures non stop entre le nouvel iPhone 3GS, le rejet par le conseil constitutionnel de la scélérate loi Hadopi ou l’arrivée au parlement européen du parti pirate suédois. A la place, on va plutôt reprendre peinard les revues de Web en parlant de Twitter et de la façon dont celui ci a encore filé de grands coups de lattes aux médias traditionnels ce weekend.
Cette fois ci, c’est à l‘occasion des émeutes qui ont suivi le simulacre d’élection présidentielle Iranienne que Twitter a démontré une nouvelle fois sa capacité à faire circuler l’information rapidement. En effet, alors que CNN et les autres chaines d’information continues en était encore à commenter les résultats sportifs de la journée, les premières news, photos et vidéos des événements en cours à Téhéran commençaient déjà à faire le tour du réseau.
La majorité des journalistes ayant été foutus dehors à grand coup de pieds au cul par le régime iranien, ce sont les blogueurs eux mêmes qui les ont remplacés à pieds levés, contournant comme ils le pouvaient la censure mise en place sur Internet. D’heure en heure, les utilisateurs de Twitter ont ainsi pu assister en temps réel aux événements, donnant pour la première fois peut-être, une vue dénuée de tout filtre de la réalité politique Iranienne.
Sans en venir à parler comme certains de « révolution twitter », il semble désormais évident que cette nouvelle façon de diffuser l’information en zappant les médias traditionnels va prendre de plus en plus d’importance dans les années à venir.
Reste juste un problème essentiel : quelle confiance peut-on accorder aux informations provenant de Twitter, vu que n’importe qui peut s’y faire passer pour la reine d’Angleterre. La validation des comptes qui vient de commencer est sans doute un début de réponse (contrairement aux Tweets sponsorisés qui risque de faire sombrer le réseau dans les abimes de l’enfer).
En vrac, plein de trucs pas forcément tout jeunes, fin de code noir oblige :
Photo : Tehranlive.com